Les polymères renforcés par adjonction de fibres sont utilisés depuis la Deuxième Guerre mondiale et font actuellement partie intégrante des matériaux de l’industrie des textiles, l’aéronautique et l’aérospatiale. En odontologie, ces matériaux apparaissent comme une alternative aux structures céramométalliques classiques, tout en palliant certains inconvénients des bridges dentaires « tout céramique ».
L’incorporation de fibres dans un matériau polymère composite a été proposée pour améliorer les propriétés mécaniques et augmenter la résistance à la flexion.
Les différentes fibres proposées affichent des compositions différentes : carbone, kevlar, verre, polyéthylène. Elles diffèrent selon l’orientation des filaments constitutifs : orientation unidirectionnelle ou réseau, ayant pour but de dissiper les lignes de tension et les microfêlures internes. Seule l’utilisation des fibres de verre et polyéthylène subsiste de nos jours. L’application directe implique que la réalisation de bridges dentaires en composite renforcé par des fibres ne peut que pallier un édentement unitaire du fait de la faible résistance mécanique à la traction et la flexion, par rapport à un bridge dentaire sur armature métallique. Les préparations des piliers de bridges dentaires peuvent prendre l’aspect de restaurations coronaires périphériques ou d’inlay/ onlay. Bien que des attelles de contention soient réalisables, on évitera d’y inclure une dent intermédiaire car ce type de procédé n’est pas indiqué à cause du risque important de fractures, décollement ou désolidarisation au niveau de la pontique.
L’indication principale, la plus décrite dans la littérature, se présente pour un édentement unitaire avec des dents collatérales reconstituées par des composites ou amalgames, à condition que ceux-ci soient exclusivement supragingivaux (mise en place de la digue et isolation du champ opératoire). Les préparations adoptent une forme de contour de type onlay proximal propre aux restaurations collées, avec divergence des parois, angles internes arrondis, épaulements et bords nets sans biseautage ; 2 mm de profondeur de cavité sont nécessaires pour loger la structure fibreuse de l’armature, noyée dans le composite. Le collage de la pièce réalisée au laboratoire s’effectue sous digue, à l’abri de toute contamination et utilise un composite de collage diméthacrylate « dual » photo autopolymérisable ou une résine de collage type Super-Bond® de chez Generic international.
Les perspectives de ces matériaux sont encourageantes, ces solutions thérapeutiques séduisent parce que simples et modernes, situées dans le cadre d’une dentisterie adhésive en pleine évolution. Le problème principal reste un recul clinique moyen (environ 10 ans) et peu d’évaluations cliniques disponibles validant le comportement du matériau à long terme, en particulier dans la cohésion résine/infrastructure fibrée, car ce défaut est susceptible d’en affecter la longévité et la biocompatibilité.
Une analyse réfléchie et prudente s’impose encore pour chaque cas clinique, car il semble nécessaire d’améliorer les propriétés physiques de ces matériaux avant de pouvoir les recommander à grande échelle. Il n’existe aucun biomatériau idéal et les fabricants sont soucieux des mises à jour permanentes des défauts pour optimiser les résultats cliniques.
L’incorporation de fibres dans un matériau polymère composite a été proposée pour améliorer les propriétés mécaniques et augmenter la résistance à la flexion.


Les perspectives de ces matériaux sont encourageantes, ces solutions thérapeutiques séduisent parce que simples et modernes, situées dans le cadre d’une dentisterie adhésive en pleine évolution. Le problème principal reste un recul clinique moyen (environ 10 ans) et peu d’évaluations cliniques disponibles validant le comportement du matériau à long terme, en particulier dans la cohésion résine/infrastructure fibrée, car ce défaut est susceptible d’en affecter la longévité et la biocompatibilité.
